Est Républicain - 2 Décembre 2009

La magie de la Sainte-Cécile

Des musiciens heureux de partager leur passion avec un public tout acquis. Dimanche, l'Orchestre d'Harmonie de Vandœuvre a réuni à la salle plus de 500 personnes pour le concert de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens. Un concert qui a ravi le public avec un programme original conduit sous la baguette de Jean-Jacques Bernard. Riche de plus de 70 musiciens, essentiellement amateurs, issus des conservatoires et écoles de musique, l'OHV est depuis mai 2007 classé en niveau «excellence» de la Confédération musicale de France et se révèle ainsi le meilleur orchestre du département.

De la malice

Après avoir remercié la municipalité représentée par Rahim Faiq, adjoint à la Culture et Jean-Paul Bernard, adjoint délégué à l'animation, pour son soutien constant, la présidente Sylvie Gresillaud a cédé le micro à Hélène, bassoniste pleine d'humour, qui a présenté tour à tour chaque morceau du programme musical avec beaucoup de malice. La première partie proposait un voyage au pays de la magie et des sorcières avec la «Procession of the Sorceres» du compositeur Robert Buckley, puis une aventure: «Cape Horn» d'Otto M.Schwartz, compositeur autrichien de renommée internationale, suivi de «Geometric Dances» de Roger Cichy et une suite de «Romanian Dances» de Thomas Doss. La seconde partie était consacrée à différents arrangements : «Mannix» de Lalo Schiffrin, arrangement de Michaël Smith, «Beetlejuice» de Dany Elfman, arrangement de Tony Cheseaux, «Hightlights from Ratatouille» de Michaêle Giacchino, arrangement de John Moos et enfin «A Jewish Fantasy» arrangé par Peter Ratnik. Des morceaux choisis qui ont permis au public d'apprécier les flûtes et hautbois, clarinettes, saxophones, cors, trombones, basses et percussions. Un moment de bonheur aussi pour les musiciens que de partager une passion tout en contribuant à la vie culturelle vandopérienne. Le 11 décembre 2009, l'OHV proposera un concert avec la participation de l'hamoniciste Alain Delhotal et la chanteuse de jazz Manda Djinn.

Des musiciens heureux de partager leur passion avec un public tout acquis
Des musiciens heureux de partager leur passion avec un public tout acquis

Est Républicain - 14 Décembre 2009

L'harmonica dans tous ses états

Soirée offerte par le service culturel de la ville de Vandoeuvre. La prestation d’Harmo and Co a enflammé le public vandopérien venu apprécier les prouesses de l’harmoniciste autodidacte. « J’ai les pétoches », confiait l’avant-veille l’artiste pourtant habitué de la scène et des tournées en France comme à l’étranger. Alain Delhotal est apparu en complet sombre mais le sourire généreux, plein d’authenticité et une passion pour les rapports humains. Vandoeuvre sonnait comme un retour aux sources. « Une soirée particulière ».

Quelques surprises

Après un bref discours de M. Faiq, adjoint à la culture, les mélomanes ont pu découvrir le nouvel album mais pas seulement car, comme à l’accoutumée, Alain Delhotal avait quelques surprises dans sa besace. Un petit mot sympathique pour Johnny et le ton était donné. Les tubes se sont succédé : Babar et Vodka, Mahroco, LaBohême, Nuages... Alain Delhotal, merveilleusement escorté par ses musiciens de talent, Sébestien Bara (guitare, clavier...), Fred Vinquant (batterie) et Saïd-Ken-Chikaoui (basse), a allumé le feu. Il avait invité la chanteuse Véronique Vasseur pour plusieurs duos inédits (« Claudette Samba ») voire impétueux mais mélancoliques (« Supplice » et « Dépression »), l’occasion pour elle d’annoncer un futur album. La première partie s’achevait par un très débridé Dixie Joe et des riffs enlevés. A la reprise, Alain Delhotal a enfilé une superbe veste rouge, promesse de moments encore plus intenses. Et effectivement, les belles prestations n’ont eu de cesse d’enthousiasmer un public sous le charme. Un solo époustouflant d’Alain Delhotal d’abord, interprétant avec génie et sans préparation « Petite Fleur » à la demande d’une personne dans le public. Puis l’invitation impromptue du grand Samson Schmitt, la fine fleur du jazz manouche. Le guitariste du Gipsy Jazz Band, qui avait fait la première partie de Sanseverino dans cette même salle des fêtes, revenait tout juste de Bucarest. C’est dire si Alain Delhotal était touché par sa présence improvisée. Ensuite ce fut au tour de la chanteuse américaine Manda Djinn, son jeu scénique exceptionnel et sa voix, de partager la scène sur plusieurs morceaux dont Summertime ou encore Harlem Nocturne, le célèbre thème du feuilleton américain Mike Hammer. En prime la participation exceptionnelle de l’orchestre d’harmonie de Vandoeuvre sous la direction de Jean-Jacques Bernard (Oblivion ou Claudette Samba qui prenait une autre coloration grâce aux arrangements de Geoffroy Maire). Tous les acteurs de cette belle soirée ont terminé à l’unisson un « New York, New York » monstrueux.

Alain Delhotal comme porté par Samson Schmitt
Alain Delhotal comme porté par Samson Schmitt